Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 17:35

Fauves en liberté







Je vous évoquais hier le lancement samedi dans une chaine de prêt-à-porter d’une collection co-griffée par un créateur, je vous propose aujourd’hui une autre vidéo prise depuis un autre magasin du groupe où l’animalité de certaines clientes se confirme… Qui a dit que nous vivions dans un monde civilisé ?





 

Par ivc - Publié dans : Étonnant !
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /2010 19:57

Capitaine Flam










Les vacances approchent… et je ne vous cache pas que je les attends avec grande impatience. Ces dernières semaines auront été éprouvantes professionnellement parlant, même si le rythme à un peu ralentit pour moi ces derniers jours. J’ai échappé samedi matin aux hystériques prêtes à s’entretuer pour un pull à rayure co-griffé ou un bracelet trop voyant 100% plastique. Quand je suis arrivé en début d’après-midi tout avait déjà été vendu excepté quelques paires de chaussures. Je suis arrivé après la tempête, et je ne m’en plains pas. Pour vous donner une idée de la ménagerie qu’était le magasin samedi matin, voici quelques minutes de vidéo prises dans un petit magasin quelque part en France… Imaginez la scène au sein du flagship français de l’enseigne !

 





Sinon j’ai dans la tête depuis quelques jours un générique tv qui m’obsède…  Il faut que j’arrête de fréquenter la LIM ! Et dire que j’avais le 45 tours, ça ne me rajeunit pas tout ça…




Par ivc - Publié dans : Vie quotidienne
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /2010 02:57

Je les aime épaisses






via Pingui et cwb3








Stone… le monde est je suis stone. Ce dimanche une migraine puissante s’est installée comme il m’en arrive rarement, un ami m’a donné des antidouleurs, ce que j’ai pris en quadruplant la posologie recommandée, ce que je fais habituellement. Ce que je n’avais pas noté c’est que ces comprimés contenaient de la codéine, ce qui fait que je suis arrivé à la LIM complètement stone, non seulement avec une forte envie de dormir, mais je voyais limite des éléphants roses. Expérience intéressante cependant, j’ai évité de boire de l’alcool, et sur la piste de danse je ne m’éloignais pas trop des rambardes. Sinon j’y ai revu quelques visages familiers, un blogueur devait m’y rejoindre pour découvrir (enfin) cette soirée culte mais a finalement joué sa star pour ne pas venir prétextant une agoraphobie latente. Je me suis fait un peu draguer, et miracle deux messages pour moi sur le shag board, à croire qu’être seul dans un coin fonctionne mieux qu’en groupe. Que dire sinon que j’adore toujours autant cette soirée même s’il faudrait tout de même un peu plus de sélection à l’entrée, le nombre de demoiselles présentes étant un peu trop élevé à mon goût. Entre les shampooineuses de province montées à Paris pour voir des cactus et les touristes américaines avec appareil photo autour du cou, là Mylène je dis trop c’est trop !

Que dire… j’ai eu lundi mon évaluation annuelle comme prévu, avec une augmentation de salaire inespérée et un bonus, ce qui tombe très bien pour financer mes vacances en Thaïlande, puisque ça y est j’ai réservé mon billet pour Bangkok, pour une fois je ne m’y serai pas pris à la dernière minute. Samedi 27 février je serai donc dans l’avion pour dix jours de vacances attendus avec impatience. Si vous connaissez Bangkok, n’hésitez pas à me faire part de vos conseils et bons plans, je suis preneur.

Je vais enfin me coucher, je suis sûr que la codéine restant dans mon sang me fera faire des rêves étonnants, peut-être rêverai-je de ce contrôleur très sympa et plutôt beau gosse qui, alors que j’avais oublié ma carte intégrale et que le RER m’emmenait vers Les Planches, non seulement ne m’a pas donné d’amende mais m’a fait un clin d’œil en me souhaitant une bonne soirée comme si de rien n’était… Un petit geste de gentillesse dans ce monde de brute en cette Saint Valentin passé seul comme une pauvresse… Mais où es-tu Prince Charmant ???

Par ivc - Publié dans : Vie quotidienne
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 20:52

Wai






Enfin les soldes se terminent, le rythme s’est ralentit au taf depuis lundi, je peux reprendre mon souffle. Demain matin évaluation annuelle avec mes managers, et qui dit évaluation dit augmentation possible. J’ai atteint mes objectifs cette année, mais la crise est passée par là, et avec les retours de ceux qui y sont ont déjà passé il ne faut pas s’attendre à grand-chose, la déception est au rendez-vous. On verra bien pour moi. Je saurai également si  je vais être transféré dans un autre magasin, cette possibilité ayant été évoquée par mon n+2 il y a quelques semaines.  Des embauches se sont enfin faites ces derniers jours, de nouveaux employés devraient arriver prochainement, dont une dès demain dont j’ai la charge de la formation et des évaluations. Et samedi la bonne nouvelle est tombée, les vacances que j’avais demandé pour début mars ont été accordée. Je serai donc officiellement en vacances du 27 février au 9 mars, et je n’ai qu’une envie c’est de partir loin histoire de faire un break. J’ai envie de partir en Thaïlande, pays que je ne connais pas encore. Je suis donc en train de regarder les billets pour Bangkok, et à moi bientôt les massages !

Par ivc - Publié dans : Vie quotidienne
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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 17:53

Momo était à l’époque, et il l’est toujours, beau gosse.




Photo via Derek's Tumbles





Si  vous avez manqué l'épisode précédent, c'est ici. Pour reprendre du début, c'est ici.






Imaginons un instant que Yann n’est pas le violeur. Qui d’autre ? Le deuxième nom qui me vient à l’esprit, c’est Mohamed. Mohamed Nassif. Pourquoi lui ? Je ne sais pas trop, un sentiment comme cela. Mohamed est à l’opposé de Yann. Sous tous les plans. Physiquement tout d’abord. Il était à l’époque, et il l’est toujours, beau gosse. Pas très grand, environ un mètre soixante-huit, cinquante-cinq kilos, le teint mat, ses parents sont originaires de Marrakech. Contrairement à Yann, il était très populaire à l’école avec les garçons mais surtout avec les filles. J’ai rarement connu un tchatcheur comme lui, et cela marchait ! Il avait énormément de succès avec les demoiselles, et rares sont celles qui n’ont pas succombé à son charme. C’était le Don Juan de la classe, la bête noire des mâles. Même pas. Il était tellement sympa qu’on l’adorait et lui pardonnait sans peine cette concurrence déloyale. Il a vingt-cinq ans maintenant, il est barman à Paris dans une discothèque où il doit exercer avec délectation son sport favori, la drague. Selon lui, il aurait actuellement une relation plus ou moins sérieuse avec une fille, mais le connaissant cela doit être plus moins que plus. Pas très clair  ce que je viens de dire… Mohamed est un coq, il besoin de séduire, d’être admiré, jalousé, je ne le vois pas vraiment dans une relation de couple pépère. D’ailleurs, à ce que j’ai pu comprendre, il vit seul dans une chambre de bonne dans le onzième arrondissement, près de République. Mohamed, on se sera bien marré ensemble. Il était de toutes nos petites soirées et réunions, y compris nos maintenant célèbres après-midi branlettes. C’était le premier à les réclamer et à les organiser. Pas chez lui, parce qu’avec deux frères, une petite sœur et une mère au foyer, ce n’était pas vraiment possible. On se réunissait plutôt chez moi – fils unique, les parents travaillant tard – où chez Sacha, dans la même situation, et ces séances branlettes se terminaient souvent en concours, à savoir lequel d’entre nous arriverait à jouir le plus vite. Et pour tout vous dire, nous étions tous dans un mouchoir de poche, et le choix de l’expression n’est pas choisi au hasard. Quelle ironie ! Nous cherchions à éjaculer le plus rapidement possible alors que le reste de notre vie nous concentrerions nos efforts à « durer » le plus longtemps possible, parfois avec difficulté. Ce ne sont pas les mêmes priorités… Cela ressemble au jeu de la biscotte dont on raconte qu'il fait fureur parmi les scouts et les joueurs de rugby, une légende urbaine selon moi, mais chez nous point de goûter post-éjaculatoire. Mais là je m’égare, revenons à Mohamed. Il était donc très populaire avec les filles, je l’ai déjà dit, mais j’essaye de me souvenir s’il est sorti à l’époque avec Sylvie. Je ne crois pas, mais sans certitude. Salim lui est plus catégorique. Sylvie a toujours résisté à ses avances, une des rares de la classe. Mohamed est quelqu’un de très macho. La question qui me vient à l’esprit est la suivante : aurait-il été vexé par le refus de Sylvie, vexé dans son orgueil de mâle, si vexé qu’il aurait décidé de prendre par la force ce qu’elle aurait dû lui offrir, flattée d’être draguée par lui ? Mohamed est très spontané, pas très réfléchi, mais aurait-il été capable de se laisser aller à une pulsion pareille ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. La Famille est tellement importante pour lui, le respect pour sa mère et sa sœur si intense que je l’imagine mal faire du mal à une fille. Cela ne cadre pas avec le personnage.

 

 Mais est-ce que le connais assez bien pour le certifier ? Non, la réponse est non. Je fréquente Mohamed depuis l’école primaire, mais je ne peux pas dire que je le connais très bien. C’était un copain de classe, sans plus. Nous avions tout de même de bons rapports. J’ai un souvenir qui me revient maintenant à l’esprit, quelque chose que j’avais oublié. La dernière année de primaire nous sommes tous partis en classe de neige pendant trois ou quatre semaines. Quelle expérience ! Je crois que je ne me suis jamais autant amusé, loin des parents, avec les copains. Pendant ce séjour à la montagne, je partageais une chambre – le terme chambrée serait plus approprié me semble-t-il – avec quatre ou cinq autres copains. En fait l’attribution et la composition des chambres avaient été décidées à l’avance par notre institutrice, et je m’étais retrouvé avec Mohamed comme colocataire. Et c’est là que j’ai vraiment eu l’occasion d’apprendre à mieux le connaitre. Je me rappelle très bien d’un événement précis qui s’est déroulé pendant ce séjour à la neige. Le centre de vacances où nous résidions était équipé de douches individuelles, ce qui était plutôt rare dans ce genre d’endroit où les douches communes sont généralement la règle, donc à notre étage il y avait cinq douches. Nous étions appelés à nous laver chambre par chambre, et le cinquième ou sixième jour une des douches tomba en panne. Plutôt que l’un d’entre nous attende qu’une des douches se libère, Mohamed me proposa que l’on prenne notre douche ensemble. Et là le choc ! Dans l’intimité de notre  cabine, je découvrais quelque chose que je n’avais vu ou même envisagé : Mohamed était circoncis ! Je n’avais vu que des pénis comme le mien, et je pense qu’à l’époque j’ai dû réagir comme si j’avais en face de moi une monstruosité, ce qui avait bien fait rire Mohamed qui m’expliqua – ou tenta de m’expliquer – la raison de cette différence. Nous avons pris ensuite l’habitude de nous doucher ensemble, comparant avec détail nos deux sexes. Le partage de cette intimité commune nous permis de nous rapprocher pour le reste du séjour. De retour chez nous, nous avons repris nos distances comme si la routine parisienne était plus forte que cette parenthèse jurassienne, chacun retrouvant ses meilleurs copains respectifs. Plus tard, lors de nos séances branlettes dont j’ai eu l’occasion de parler, j’ai eu l’occasion de revoir des sexes circoncis, et je dois dire que très souvent c’était moi qui était en minorité, je veux dire par là que souvent j’étais le seul non circoncis du groupe. Généralement mes compagnons de cinq contre un étaient Mohamed, Salim et Sacha, qui est juif. Parfois, mais très rarement, Jérôme se joignait à nous, mais il s’arrangeait toujours pour cacher son membre viril par un astucieux assemblage de coussins, une sorte de muraille à l’équilibre incertain, ce qui nous faisait tous bien rire et ne nous empêchait nullement de nous exhiber, exhibitionnistes que nous étions. Et si j’avais été à l’époque très intrigué par l’anatomie du sexe circoncis, c’était à mon tour d’être examiné en détail par mes camarades. Eux qui devaient sans cesse cracher dans leur main pour lubrifier leur pénis étaient très intrigués par ce subtil assemblage cutané qui me permettait par un savant jeu de coulissage d’arriver à la jouissance sans lubrification. Quelle époque ! Mais la curiosité est naturelle, n’est-ce pas ?

 

Une question me vient à l’esprit. Et s’il n’y avait pas eu Un mais Des violeurs ? Et s’il s’agissait d’une tournante ? Celles-ci sont tristement devenues célèbres ces dernières années. Mais il y a dix ans, dans notre petite ville de banlieue, existaient-elles ? Pas à ma connaissance. En tout cas je n’y ai jamais participé ni même été invité, probablement parce qu’elles n’existaient pas. Mais un flirt gentillet dans un appartement qui dégénère, les quelques garçons présents qui abusent de la situation et commettent l’impardonnable, l’irréparable, n’est-ce pas envisageable ? Tout est possible, même le pire… Mais le message de Sylvie parle de « cette » ordure, pas de « ces » ordures si je me souviens bien. À vérifier. Mais s’il s’agit bien de « cette » ordure, c’est un coupable et un seul que nous devons chercher.

 

Mohamed le dragueur macho est-il le coupable ? Possible, mais pour être franc j’ai du mal à m’en convaincre, ça ne colle avec le personnage. Je peux me tromper, mais en mon fort intérieur il n’est pas le coupable. Et pourtant… l’un d’entre nous l’a bien violé cette pauvre Sylvie ! Il y a un coupable parmi nous, il faut que je le trouve. Que nous le trouvions.






A suivre…

Par ivc - Publié dans : Roman - Viol à l'arraché - Communauté : Romans en ligne
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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 22:36

Yann m'a tuer






Si vous avez manqué l'épisode précédent, c'est ici. Pour reprendre du début, c'est ici.





Je ne sais pas pourquoi mais le premier nom qui me vient à l’esprit est celui de Yann, Yann Odacre. De tous les garçons, c’est lui dont le profil est le plus proche de celui d’un violeur. Je sais que cela peut sembler horrible dit comme cela, mais très franchement je ne vois que Yann comme suspect possible. Pourquoi ? C’est une bonne question, et je vous remercie de me l’avoir posée dirait un certain de Gaulle. Yann n’a jamais été très populaire au collège. Quand je dis populaire, j’entends avec les filles. C’était le petit con de la classe qui faisait rire tout le monde avec ses conneries mais qui n’était jamais invité chez les uns ou les autres, encore moins dans les booms. Autant vous le dire tout de suite, avec les filles il n’avait aucun succès. Il faut avouer qu’avec son mètre quarante il était plus proche de l’enfant que de l’adolescent pubère. Alors que nous étions tous en train de devenir des hommes, lui avait toujours une apparence enfantine comme si la puberté l’avait oublié. Et c’était flagrant dans les douches après nos heures de sport ; Yann semblait un gamin parmi nous. Alors que la puberté était plus ou moins avancée chez nous, lui n’arborait que quelques poils discrets autour de son sexe qui, en lui-même, n’avait pas eu le temps de se développer et dont la petite taille était un fréquent sujet de moqueries. Je pense qu’il a dû en souffrir énormément. Non seulement nos plaisanteries étaient cruelles mais il devait être sacrément inquiet de nous voir tous changer physiquement, et lui toujours rien. Autant vous le dire, sa réputation auprès des filles était faite. Elles savaient par nous les moindres détails de son anatomie. Son surnom dans la classe n’était-il pas « P’tite bite » ? Il devait être sacrément frustré de ne pas pouvoir sortir avec des filles. Même si physiquement il était un peu en retard, ses hormones devaient commencer à bouillir, et il montrait un intérêt certain pour les filles, même si celles-ci ne montraient guère d’intérêt pour lui, pour ne pas dire aucun. Cela aurait été la honte pour elles de sortir avec un puceau ! Si elles savaient… Que de frustrations de se sentir ainsi rejeté et moqué ! Aurait-il pris de force ce qu’il n’arrivait pas à obtenir ? C’est tout à fait possible. Mais comment savoir ? Comment être sûr ?

 

Je ne me souviens pas avoir fréquenté Yann en dehors du collège, il n’était jamais invité chez nous. Il était fréquent que nous nous réunissions après les cours chez les uns ou les autres, tout particulièrement si les cours se terminaient en début d’après-midi, ce qui permettait de se retrouver seuls, sans parents, à huit ou neuf dans un appartement. Pour faire quoi ? En vérité, pas grand-chose, regarder la télé ou des cassettes, jouer à des jeux vidéo, ou bien si nous nous retrouvions exclusivement entre garçons il nous arrivait fréquemment d’organiser des après-midi branlettes, l’un d’entre nous enregistrait le film x du samedi soir de Canal – en douce bien entendu – et nous le mations ensemble en nous masturbant. Je me demande ce qui nous excitait le plus, regarder le film ou bien jeter des coups d’œil furtifs sur la bite de nos petits camarades. Lorsque des filles étaient présentes, nous redevenions subitement tous très sage, en contradiction totale avec les propos que nous avions l’habitude de tenir entre mecs. Tout juste quelques bisous ou quelques mains au cul, mais rarement plus. Nous étions finalement très sages, et timides. Mais nous n’avions que quatorze ou quinze ans ! Du sexe il y en a eu, parfois, mais cela se passait dans l’intimité des couples éphémères. Il était difficile de se faire une idée fiable de ce qui se passait réellement parmi ceux-ci, l’usage à cet âge-là étant de ne jamais raconter les faits tels qu’ils sont mais plutôt d’exagérer, de rajouter des détails flatteurs, salaces et surtout faux, de se vanter de tout et de n’importe quoi, spécialement lorsque cela touche le sexe, bref nous n’étions sûrs de rien quant aux pseudos exploits sexuels de nos congénères, à quelques exceptions prêtes, deux pour être exact qui ont marquées à jamais notre entrée dans la vie sexuelle. Avec le recul, c’était plutôt gonflé pour des gamins tout justes pubères. Mais là je m’éloigne du sujet, Yann n’ayant jamais fait partie de ces petites sauteries. Ce n’est pas que nous ne l’apprécions pas, non, on ne peut pas dire cela. En fait, en classe, il était un garçon plutôt populaire, toujours prêt à nous faire rire par quelques pitreries. Il ne tenait jamais en place ! Il avait besoin sans cesse de se faire remarquer, d’être le centre du monde. Il était très souvent insolent avec les professeurs, pour notre plus grand bonheur. Quoi qu’ils disent, Yann avait toujours son mot à dire, il était toujours en train de remettre en question ce qu’ils affirmaient pour leur plus grand agacement et surtout pour notre plus grand bonheur. Je me souviens de professeurs excédés par un Yann en représentation permanente devant une classe toujours hilare, et avec le recul je leur tire mon chapeau de ne pas avoir sombré dans la folie tant ses provocations étaient nombreuse, et toujours efficaces. Yann était en quelque sorte notre héros, celui qui poussait à bout nos maîtres à penser, celui qui retardait invariablement pour notre plus grand plaisir le déroulement des cours, celui qui assurait le spectacle lors de ces longues journées monotones. Et il en a payé le prix, je ne compte plus le nombre d’heures de retenues, d’exclusions et d’avertissements de conduites. Le plus curieux c’est qu’il était malgré tout bon élève, pas dans les premiers de la classe mais il se débrouillait plutôt pas mal, ce qui faisait d’autant plus enrager nos professeurs. Paradoxalement, si en classe on le pouvait le qualifier de populaire, il était totalement exclus de toute vie sociale en dehors du collège. Le fait qu’il avait encore l’apparence physique d’un enfant nous faisait le rejeter, nous voulions rester « entre hommes ». Il en était de même pour les filles, laquelle d’entre-elle aurait voulu fréquenter un nain de jardin ? Notre vie à tous tournait autour du flirt et de la séduction, et lui en était impitoyablement exclus. Non seulement la puberté ne l’avait pas encore atteint, mais Dame Nature n’avait pas vraiment été généreuse avec lui. Pour être franc, il était très moche, limite repoussant, petit, maigrichon, je crois même me souvenir qu’il zozotait légèrement.

 

Je dois dire que ce qu’il est devenu n’est guère plus réjouissant. À vingt-six ans il est obèse, il doit peser autour des cent trente kilos pour un mètre soixante. Autant dire qu’il est plus large que haut, et franchement toujours très laid. Dois-je préciser qu’il a également une calvitie bien avancée et une haleine de chacal ? Il est étudiant en histoire à Paris – il prépare un Master – tout en étant pion dans un collège à Saint Denis. D’après ce que j’ai pu comprendre, il vit toujours chez ses parents à Montrouge. En ce qui concerne sa vie sentimentale – c’est un grand mot –, il est sans surprise célibataire, et cela depuis très longtemps, pour ne pas dire toujours. C’est du moins ce qu’il a laissé entendre lors de mes quelques timides questions. Vu son physique, ce n’est clairement pas le type de mec qui emballe. Comme à l’époque…

 

Je me souviens parfaitement de ses colères légendaires au collège ; elles étaient impressionnantes, pour ne pas dire terrifiantes. Pour tout dire, elles étaient extrêmement violentes. Nos professeurs avaient beaucoup de mal à le contenir. Il partait au quart de tour, comme on dit familièrement. Pour rien. Pour un détail insignifiant. Ridicule. Il s’énervait. Devenait incontrôlable. Une vraie furie. Je crois qu’il faisait peur à tous, un peu comme un chat acculé prêt à tout pour s’en sortir. C’était quelqu’un de très instable. Avec le recul, je me rends compte qu’il devait se sentir très mal dans sa peau, qu’il devait être très peu confiant en lui-même. C’était quelqu’un incapable de se contrôler. Ou plus exactement de contrôler ses émotions. Quelles qu’elles soient. Colère. Peur. Frustration. Où désir. Imaginons que Yann soit tombé amoureux de Sabrina. Follement amoureux. Amoureux à un point où il en rêvait jour et nuit. Plus la nuit d’ailleurs si on veut rester logique. Imaginons également qu’il ait déclaré sa flamme à Sylvie. Et qu’elle l’ait éconduit. Pire. Qu’elle ait éclaté de rire lors de sa déclaration. Peut-être s’est-elle moquée de lui. Imaginons l’effet sur notre amoureux transit. C’est comme tomber en chute libre du cinquante-sixième étage de la tour Montparnasse. Sans parachute, dois-je le préciser. Ou encore se prendre de plein fouet le TGV Lyon – Paris lancé à sa vitesse maximum. Le choc a dû être terrible. Violent. Destructeur. L’humiliation. La déception. Les hormones grouillant toujours dans ses entrailles. Le désir toujours là malgré le rejet, prêt depuis des semaines, caché, gardé secret, bridé, mais présent malgré tout. Un désir psychologique mais également physique, prêt, toujours prêt, incontrôlable, un désir qui se déclenche tout seul à la seule pensée de Sylvie, comme un réflexe stupide, incontrôlable par un cerveau humain paradoxalement extrêmement complexe tout en restant étonnamment primitif, un réflexe à la Pavlov, stupide, puissant, aliénant, renforcé au cour de ces nombreuses masturbations dont l’unique excitation étaient une Sylvie fantasmée, sublimée. Et nous retrouvons là nos deux protagonistes, face à face, un après-midi d’été, ou bien d’hiver, peut-être était-ce un matin, peu-importe, Yann et Sylvie se retrouvent seuls à seuls, en tête à tête, Yann attends ce moment depuis des jours, probablement des mois, peut-être même des années. Il veut lui faire sa déclaration. Il a eu le temps de la préparer, de se la réciter, encore, et encore. Jamais il n’a osé lui faire faire part de ses sentiments. C’est le moment. L’instant ou jamais. Il est face à elle. Il tremble d’émotion. Et d’excitation. Excitation visible si Sylvie jette un coup d’œil au niveau de sa braguette. Yann se lance. La complimente. Se jette à l’eau et se déclare. Il en est certain, elle va se jeter dans ses bras. Il ne peut en être autrement. Il en est convaincu. Cela fait des mois qu’il attend ce moment. Il attend sa réponse, le sourire au coin des lèvres. Sourire qui va très rapidement retomber. Violement retomber devrais-je dire. À la place du baiser tant espéré, il a droit à un éclat de rire moqueur, humiliant, blessant. Elle se moque de lui. Comment a-t-il pu espérer, un seul instant, qu’elle, Elle, puisse sortir avec un naze comme lui, une tronche de cake pareille ? Elle rit, aux éclats, un rire sans fin. Lui, humilié, bande toujours. Cela fait des mois qu’il attend ce moment. Son Surmoi est parfaitement conscient qu’elle le rejette, qu’elle ne veut pas de lui, mais en son Ça, ses instincts les plus primaires pris au piège dans son inconscient complexe et torturé sont plus puissants. En un instant, ses hormones lui font oublier toutes les règles de bienséances, toutes les notions de bien et de mal, il se jette sur elle, lui plaque une main sur la bouche, de l’autre lui relève sa jupe et lui baisse sa culotte, il déboutonne sa braguette, et commet l’irréparable. Un irréparable qui coutera la vie à Sylvie des années plus tard, plus exactement un certain dimanche vingt-cinq mai, après des années de souffrances, d’errances.

 

Voilà comment je vois les événements. Ce n’est que pure spéculation, je vous l’accorde. Mais reconnaissez que cela colle plutôt bien. Un individu frustré physiquement, émotionnellement et socialement, incapable de contrôler ses émotions. Je ne vois que lui. Et le scénario me semble très plausible. Pour moi c’est le suspect numéro un. Qui d’autre aurait pu commettre cette saloperie ? Nous ne sommes pas beaucoup de garçons présents. Le tour va être vite fait.







A suivre...

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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 14:52

Arc de triomphe, Paris



Voilà un film publicitaire que je trouve très réussi, film réalisé avec des effets 3 D par Benoît Millot. Je dis bravo !


Via Skullpat






Par ivc - Publié dans : Coup de coeur
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 20:14

USA for Africa






En réponse à la catastrophe survenue en Haïti, un clip de solidarité a été tourné réunissant de nombreuses personnalités. Les fonds récoltés par la chanson 1 Geste pour Haïti seront reversés à La Croix Rouge française présente sur place.

Si je ne trouve pas cette chanson très réussie, je trouve l’initiative intéressante renouant avec les clips de solidarité réalisés par le passé, on se souvient tous (ou presque) de Pour toi Arménie et We Are The World qui ont été une vrai réussite musicale en plus d’un succès commercial et caritatif, mais aussi Éthiopie par les Chanteurs Sans Frontières.

Si dans le clip 1 Geste pour Haïti on peut apercevoir  Passi, Jacky et Ben J des Neg’Marrons, Miss Dominique, Thierry Desroses, Youssou N’ Dour, Noémie Lenoir, Sonia Rolland, Harry Roselmack, Anthony Kavanagh, Smaïn, Manu Dibango, Marc Antoine, Zazie, Lilian Thuram, Axelle Lafont, Grand Corps malade, Ophélie Winter, Stomy Bugsy, Princess Erika, Alibi Montana, Féfé, Louidorcleff, King et beaucoup d’autres, les guest stars de Pour Toi Arménie étaient Mireille Mathieu, Nana Mouskouri, Patrick Sabatier, Dorothée, Véronique Jeannot, Hervé Vilard, Johnny ou bien encore Linda de Suza. Autre temps, autres stars… Charles Aznavour est lui toujours présent. Pour Toi Arménie… OMG ! Je n’arrive plus à me sortir la mélodie de la tête !
















 




Par ivc - Publié dans : Musique
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 19:30

Quel sentiment étrange et déroutant ; je suis dans ma chambre, perdu dans mes pensées, anéantit par le choc que je viens de recevoir violement.








Si vous avez manqué l'épisode précédent, c'est ici. Pour reprendre du début, c'est ici.





Quel sentiment étrange et déroutant ; je suis dans ma chambre, perdu dans mes pensées, anéantit par le choc que je viens de recevoir violement. Oui un choc. Qui aurait pu imaginer que parmi nous, au sein même de cette petite bande complice qui l’espace d’un week-end a retrouvé son insouciance adolescente, se trouve un violeur ? Violeur. Ce mot fait peur. Violence. Brutalité. Arrestation. Procès. Emprisonnement. Humiliation. Honte. Déshonneur. Voilà ce qu’évoque soudain pour moi ce mot, violeur. Comment imaginer que l’un d’entre nous ait pu commettre ainsi l’un des actes les plus abjects. J’ai du mal à l’accepter. C’est un acte si grave. Et si Sylvie avait inventé tout cela ? Nous l’avons tous constaté, elle était dans un état psychologique assez mauvais. Sa tentative de suicide le confirme. Pourquoi n’aurait-elle pas tout simplement perdu l’esprit et retranscrit sur sa lettre un épisode de son délire ? Pourquoi n’aurait-elle pas inventé ce viol afin d’attirer notre attention sur son profond mal-être ? Un viol inventé comme appel au secours, c’est une possibilité, et cela voudrait dire qu’aucun d’entre nous n’est un criminel. Cette solution est tentante et arrangerait bien nos affaires. Mais est-ce plausible ? En théorie, oui. Tout est plausible à ce stade tant que Sylvie ne se sera pas expliquée. Mais pourquoi mettre sa parole en doute ? Pourquoi aurait-elle inventé un événement qui remonte à autant d’années ? J’ai un peu honte de cette réaction. Comme puis-je mettre en doute un instant la parole de cette pauvre fille ? N’a-t-elle pas suffisamment souffert toutes ces années ? Les femmes violées dénoncent fréquemment la manière dont elles sont reçues dans les commissariats lorsqu’elles viennent porter plainte. Elles se sentent souvent reçues comme si elles étaient coupable, coupable de mensonge, d’inventions. Elles ne se sentent pas prises au sérieux. On les fait culpabiliser en leur demandant ce qu’elles ont fait pour provoquer leur violeur. Cela doit être un vrai calvaire pour toutes ces femmes de s’y rendre, de vaincre leur honte et leurs traumatismes. Imaginons alors un instant l’horreur de la situation lorsqu’elles ne sont pas prises au sérieux. Non, vraiment, ma réaction est innommable. Je suis un salaud. C’est le mot. Je ne peux pas mettre sa parole en doute de cette manière. Elle n’a aucune raison de mentir de la sorte alors même qu’elle se donne la mort. Une telle méchanceté gratuite n’a aucun sens. On cherche plutôt à se confesser avant le grand voyage. Comment puis-je douter que Sylvie ait été violée par l’un d’entre nous ? Mais par qui ? Quel garçon a bien pu commettre cela ? Yann ? Momo ? Jérôme ? Sacha ? Ou bien peut-être Salim ? Non lui je ne peux pas le soupçonner. Je crois que le monde s’écroulerait pour moi s’il s’avérait être le coupable. Je ne peux l’imaginer. Mais qui alors ?





A suivre…

Par ivc - Publié dans : Roman - Viol à l'arraché - Communauté : Romans en ligne
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /2010 19:17

Une histoire de tapette







Une histoire de tapette, avec son lot d’émotion… et d’action !






Par ivc - Publié dans : Pub
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IVC

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